"Pour que le langage me vienne, il faut que je l'aie cherché avant, longtemps, instamment. Je n'ai pas le langage d'emblée." (Handke) "Langage", oui, et aussi "sentiment de la vie", "confiance", "force d'agir". Une (rare) conviction : l'humanité tient parce que la parole d'autrui dit, parfois, ce qui nous fait intimement.
30 décembre 2009
Ce qui perdure
16 décembre 2009
Pause
08 décembre 2009
Encore novembre
26 novembre 2009
Objet : amoureuse
18 novembre 2009
La remplaçante enrage
11 novembre 2009
Approches
02 novembre 2009
Quelques erreurs, parmi d'autres
19 octobre 2009
Un jeu difficile
11 octobre 2009
Jamais ici
08 octobre 2009
Une parole perdue, puis retrouvée.
28 septembre 2009
Danger, et fébrilité.
26 septembre 2009
Ce qui compte
18 septembre 2009
Journal du dehors
14 septembre 2009
Une (douce) révolte
13 septembre 2009
Une brèche dans le temps
31 août 2009
Dès l'aube
27 août 2009
La forme du désir
13 août 2009
Le souffle et l'institution
06 août 2009
Dans le romantique.
04 août 2009
La voix de l'autre, pour la pensée
22 juillet 2009
La résistance
13 juillet 2009
T'écrire
Écrire à l'autre est un risque . Énorme. "La lettre est un risque. L'écriture ne l'est pas toujours."*
Écrire de soi à soi ne veut pas dire avoir peur du silence de l'autre, peur de ne pas entendre de réponse, de ne pas être pris, compris.
La lettre ne veut dire rien d'autre que la volonté d'être reçu, que la volonté de trouver un écho, concret. L'abandon dans la correspondance est un abandon du temps, d'abord - celui que je passe à t'écrire, celui que tu prendras pour me lire -, du corps, ensuite, de la tête, enfin. Mais à la fin. Et d'ailleurs l'écriture qui ne concerne que la tête ne m'intéresse pas. Ne m'a jamais intéressée.
À travers la correspondance, celle du coeur que je tiens maintenant, celle de la tête et du coeur que j'ai eu le privilège de tenir un jour, je me sais vivante. Je me sais quelque part entre moi et l'autre, en mouvement, offerte.
Oui. La lettre fait de l'écriture une chose qui vit. Même quand elle reste lettre morte.
* Martine Delvaux et Catherine Mavrikakis, Ventriloquies, Montréal, Leméac, "L'ici l'ailleurs", 2003, p. 60.
10 juillet 2009
Entre deux souffles, haletante.
Juste au pas de la porte, dehors, le désir. Sur le coin du bureau, entre ce Fernand Ouellette aérien et un Derrida un peu dur, le désir. Devant la glace qui reflète mon visage de douleur, le désir.
Partout "ce désir, toujours", partout cet inachèvement, ce vide, cette béance. Et sur la fracture, bancale, moi, inassouvie.
Derrière le désir, le mal. Profond. Et ses traces aux alentours.
Et la vie.
27 juin 2009
Dans l'ombre, une lumière
Ma naïveté repose sur une douleur ; la naïveté repose sur une douleur.
Il y a partout la noirceur, en amont, en aval et à plein, et heureusement.
Si "nous exigeons la lumière", c'est en tant qu' "obscurité qui fait signe de lumière, un éclairage de l'intelligence, une vision, consciente ou non, qui donne leur vie aux choses."*
Parlant de livres et d'art, c'est de nous qu'il parle, le poète, de nous qui nous tenons, en déséquilibre, quelque part entre nos petites fuites et nos grands enthousiasmes.
Nous ne sommes pas que de lumière. Mon idéal n'est pas que de lumière.
Si je suis vivante, avec les choses autour, c'est de cette vie-là dont j'ai envie.
Et heureusement, parce que sinon nous ne nous serions peut-être pas vus.
*Journal, "À propos de Beaux arts", p. 133 chez BQ.
Image : Rembrandt, Philosophe en méditation, 1632.
21 juin 2009
En petits travaux
13 juin 2009
Parce que j'aime ces choses
Tenez, parce que "la vie n'est pas un safari mais le rêve de cet amour-là", et parce que "la seule chose que nous désirons vraiment, c'est que quelqu'un nous accompagne, que ce quelqu'un soit caché derrière une porte et nous regarde nous défendre, qu'il nous tienne la main pour aller chez le dentiste ou à la rencontre la plus déterminante de notre existence", je ne peux m'empêcher d'ajouter ces quelques beaux passages sur l'amour.12 juin 2009
Venir au monde
07 juin 2009
La soumise
20 mai 2009
Écrire aux soleils
12 mai 2009
Vers une parole du détachement
10 mai 2009
Une absence de rêve
22 avril 2009
Exercices dans la lenteur.
16 avril 2009
Du sens sur la transparence d'un regard
Entre le gris dur des derniers jours et la vive et contrastante lumière de ceux-ci, dans l'intervalle, je ne discerne plus bien mon temps, mon rythme, mes mots et mon coeur.01 avril 2009
Le langage pour être
Sur la route
